prévention du suicide

Une ressource pour savoir quoi faire si une personne en détresse qui parle de suicide vous appelle au travail


C.A.R.E

Comprendre le suicide

Le suicide est un événement complexe qui est unique à chaque personne et dont chaque expression doit être prise au sérieux. Le suicide ne fait pas de discrimination et toute personne qui éprouve des émotions intenses et accablantes (douleur, souffrance, peur, tristesse ou désespoir) peut penser à mourir.

Que puis-je faire ?

Lorsque vous recevez un appel d’une personne en crise suicidaire au travail, l’intervention la plus importante est d’écouter avec empathie et compassion, sans porter de jugement. Faites savoir à la personne que vous l’entendez et que vous savez que sa détresse est réelle. Orientez-la vers la ressource la plus appropriée de votre région. Vous n’avez pas à « réparer » la personne ou à « la faire se sentir mieux ». Un aiguillage sensible peut souvent être fait en quelques minutes. Ajustez votre conversation selon l’acronyme anglais C.A.R.E. (porter attention à, ou avoir du souci pour quelqu’un). Vous pouvez utiliser C.A.R.E. même si vous pensez ne pas savoir quoi faire.

Formation

Adressez-vous à vos experts locaux en matière d’intervention pour trouver une formation pour vous et vos collègues.

C.A.R.E.

C — Calme et connexion : « Je suis là. Parlez-moi. »

Restez calme. Prenez votre temps. Respirez. Soyez sincère dans vos préoccupations. Soyez présent sans vous laisser emporter par l’intensité de ses sentiments. Faites-lui savoir que vous ferez de votre mieux (par exemple : « J’aimerais vous aider et n’oubliez pas que je ne suis pas un professionnel qualifié dans ce domaine, alors voyons ce que nous pouvons faire pour l’instant, car vous avez l’air assez bouleversé ».

A – Écoute active et évaluation de la situation : « Je veux vous entendre »

Écoutez les faits [ce que la personne dit] et les émotions [ce qu’elle ressent]. L’écoute comprend l’écoute du silence, il n’est pas nécessaire d’intervenir. Le risque augmente si la personne répond « oui » à deux des questions suivantes :

Demandez : 1 : Pensez-vous à mettre fin à votre vie ? 

Demandez : 2 : Comment pensez-vous faire cela ? Comment envisagez-vous de mettre fin à votre vie ? Avez-vous les moyens de le faire en ce moment ? Essayez d’obtenir son numéro de téléphone et son adresse afin de leur venir en aide.

Envoyez un courriel ou un message texte à un collègue de travail afin qu’il appelle le 911 et consulte les services d’urgence pendant que vous gardez la personne au téléphone.

Validez le désir de la personne de chercher du soutien/de l’aide.

Demandez-lui à qui elle a déjà demandé de l’aide. Demandez-lui si elle a un conseiller, un médecin, un centre de crise, un guide spirituel ou religieux, 

ou un aîné à qui elle pourrait demander de l’aide. Donnez-lui le numéro du Service canadien de prévention du suicide (1-833-456-4566).

R- Ressources : « Plusieurs formes d’aide sont disponibles »

Il y a des gens qui peuvent aider. Pour les mettre en relation avec ces ressources, il est utile de savoir d’où ils appellent. 

Par exemple : « Je sais à quel point vous êtes en détresse et combien c’est difficile pour vous en ce moment. Je suis inquiet pour votre sécurité et votre bien-être et je veux vous aider à traverser cette épreuve. Il y a des gens qui peuvent vous aider et j’aimerais vous mettre en contact avec ces personnes. Pouvez-vous me dire d’où vous appelez afin que je puisse vous donner des informations sur les ressources les plus proches de chez vous ? ». 

E – Empathie

Lorsqu’une personne sait que quelqu’un a pris le temps de l’écouter et de comprendre ses sentiments, elle peut se sentir moins seule, moins effrayée, et elle peut retrouver l’espoir. Il n’y a rien d’aussi puissant qu’un lien significatif avec une autre personne. Le fait d’être présent et d’écouter est souvent la meilleure intervention que vous puissiez faire.